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Expert d'assuré : qui le paie et combien ça coûte ?

Honoraires, garantie « honoraires d'expert », modes de calcul : ce qu'il faut savoir avant de mandater un expert pour défendre votre dossier face à l'assureur.

Publié le 3 octobre 2026 · Lecture : 6 minutes

En bref. En principe, c'est vous qui rémunérez l'expert d'assuré, puisque c'est vous qui le mandatez. Mais de nombreux contrats multirisques prévoient une garantie « honoraires d'expert » qui en prend en charge tout ou partie. Les honoraires se calculent soit au forfait, soit en pourcentage de l'indemnité obtenue, et doivent toujours être connus avant le début de la mission.

Qui paie l'expert d'assuré ?

Après un sinistre, deux experts peuvent intervenir. L'expert d'assurance est missionné et payé par la compagnie : vous ne le réglez jamais. L'expert d'assuré est celui que vous choisissez pour défendre vos intérêts face à lui. Comme vous êtes son client, ses honoraires sont en principe à votre charge.

Ce principe connaît une exception importante : la garantie « honoraires d'expert » (parfois appelée « frais d'expertise » ou « honoraires de l'expert de l'assuré »). Lorsqu'elle figure dans votre contrat, l'assureur rembourse tout ou partie des honoraires de votre propre expert, en plus de l'indemnité du sinistre.

Où trouver la garantie « honoraires d'expert » dans votre contrat ?

Elle n'est pas systématique et son nom varie d'une compagnie à l'autre. Cherchez-la à trois endroits :

  • Les conditions particulières : le tableau des garanties souscrites et de leurs plafonds
  • Les conditions générales, dans la partie « frais et pertes » ou « garanties annexes »
  • Le tableau des plafonds et franchises, souvent en fin de contrat

Lorsque la garantie existe, elle est le plus souvent plafonnée : soit un montant maximum, soit un pourcentage de l'indemnité versée. Ce plafond détermine ce qui restera éventuellement à votre charge. Les contrats professionnels (commerces, locaux d'activité) et les contrats de copropriété la prévoient aussi fréquemment, parfois avec des plafonds plus élevés.

Si vous ne trouvez rien ou si le vocabulaire vous paraît obscur, envoyez-nous vos conditions particulières : nous vérifions ce point gratuitement lors du premier échange.

Comment sont calculés les honoraires ?

On rencontre trois modes de rémunération dans la profession :

  • Le forfait, fixé selon la nature de la mission : adapté aux dossiers simples ou aux avis techniques ponctuels
  • Un pourcentage de l'indemnité totale obtenue : c'est le mode le plus répandu pour une défense complète du dossier
  • Un pourcentage du seul gain obtenu, c'est-à-dire de la différence entre la première offre de l'assureur et l'indemnité finale

Pour un dossier courant, les pourcentages pratiqués sur le marché se situent généralement entre 5 et 10 %. Ils varient selon la complexité du sinistre, le montant en jeu et le temps à y consacrer : un incendie avec pertes d'exploitation ne demande pas le même travail qu'un dégât des eaux limité à une pièce.

Quel que soit le mode retenu, une règle ne souffre aucune exception : les honoraires doivent être écrits avant le début de la mission, dans une lettre de mission que vous signez. Méfiez-vous de tout intervenant qui reste flou sur ce point.

Un exemple pour fixer les idées

Prenons un exemple fictif, uniquement pour illustrer le calcul. Après un dégât des eaux, l'assureur propose 6 000 €. L'expert d'assuré démontre que des postes ont été oubliés (embellissements d'une seconde pièce, remplacement d'un parquet plutôt que sa simple rénovation) et l'indemnité finale atteint 10 000 €.

  • Honoraires de 8 % de l'indemnité totale : 800 €, soit un gain net de 3 200 € pour l'assuré
  • Si le contrat comporte une garantie « honoraires d'expert » suffisante, l'assureur rembourse ces 800 € : le gain net est alors de 4 000 €

Chaque dossier est différent et aucun résultat n'est garanti à l'avance. Mais le raisonnement reste le même : comparer l'écart probable entre l'offre et le coût réel des travaux avec ce que coûtera l'expertise.

Quand un expert d'assuré ne vaut pas le coup

Faire appel à un expert d'assuré n'est pas toujours rentable, et un cabinet sérieux doit vous le dire. C'est généralement le cas lorsque :

  • le sinistre est de faible montant et l'offre de l'assureur correspond déjà au coût des travaux
  • la franchise absorbe l'essentiel de l'écart contesté
  • le refus de garantie repose sur une exclusion claire et applicable du contrat

À l'inverse, l'intervention se justifie le plus souvent pour les sinistres importants (incendie, fissures liées à la sécheresse, dégâts des eaux étendus), quand la cause du sinistre est contestée, ou quand une réunion d'expertise contradictoire est prévue et que vous vous y rendriez seul.

Et en cas de désaccord persistant avec l'assureur ?

La plupart des contrats prévoient une procédure d'expertise contradictoire : chaque partie est représentée par son expert. Si les deux experts ne s'accordent pas, ils peuvent désigner un troisième expert, dont les frais sont en général partagés entre l'assuré et l'assureur. Les modalités exactes figurent dans les conditions générales, à la rubrique « expertise » ou « règlement des sinistres ». Avoir son propre expert dès le départ permet de préparer ce scénario au lieu de le subir.

Comment nous travaillons chez ALT'IN

  • Premier échange gratuit, par téléphone, pour comprendre le sinistre et lire votre contrat
  • Vérification de la garantie « honoraires d'expert » et de son plafond
  • Devis écrit et lettre de mission avant tout déplacement : vous savez exactement ce que vous paierez
  • Avis franc : si l'expertise ne se justifie pas, nous vous le disons et vous indiquons ce que vous pouvez faire seul

Pour en savoir plus sur notre mission, consultez la page expert d'assuré, ou celles consacrées au dégât des eaux, à l'incendie et aux fissures et à la sécheresse.

À lire aussi : Offre d'indemnisation trop basse : que faire ?

Cet article a une vocation d'information générale. Il ne remplace pas la lecture de votre contrat ni un conseil adapté à votre situation.

Questions fréquentes

Honoraires de l'expert d'assuré : vos questions

Mon assureur peut-il refuser que je me fasse assister par un expert ?

Non. Vous êtes libre de vous faire assister par l'expert de votre choix à vos frais. L'assureur ne peut pas vous l'interdire ; il peut en revanche ne pas prendre en charge ses honoraires si votre contrat ne le prévoit pas.

La garantie « honoraires d'expert » couvre-t-elle toujours la totalité des frais ?

Pas toujours. Elle est souvent plafonnée, en montant ou en pourcentage de l'indemnité. Le reste éventuel est à votre charge : c'est pourquoi nous vérifions ce plafond avec vous avant de vous remettre un devis.

Faut-il payer l'expert avant d'être indemnisé ?

Cela dépend du mode de rémunération convenu. Quand les honoraires sont calculés en pourcentage de l'indemnité, ils sont en général réglés une fois l'indemnité versée. Les modalités figurent toujours dans la lettre de mission, que vous signez avant tout déplacement.

Un expert d'assuré vaut-il le coup pour un petit dégât des eaux ?

Rarement. Si l'écart entre l'offre de l'assureur et le coût réel des travaux est faible, les honoraires peuvent absorber l'essentiel du gain. Le premier échange sert justement à le déterminer, et il est gratuit.

Parlons-en

Vous hésitez à faire appel à un expert d'assuré ?

Décrivez-nous la situation en quelques lignes ou appelez directement. Le premier échange est gratuit : nous vérifions ensemble votre contrat et vous disons franchement si une expertise se justifie.